La sérénité de Jacques Chirac

Le général Henri Bentégeat (à droite sur la photo) accompagnant le président Jacques Chirac dans son command-car le 14 juillet 2005 (Photo par Sebastien DUFOUR / Gamma-Rapho via Getty Images)

Allons enfants de la patrie…

Chaque 14 juillet, une partie de mon cœur se tient aux abords de l’avenue des Champs-Élysées et bat au rythme du magnifique défilé militaire qui y déambule. La fête nationale de la France a toujours été un moment fort pour moi. Un jour, je me promets d’y assister en personne.

Cette année, j’ai donc pensé solliciter le concours d’un auteur français dont j’admire beaucoup le parcours et le talent à nous livrer ses impressions sur cette journée importante.

Dans son excellent livre Les ors de la République, le général Henri Bentégeat, qui fut chef de l’état-major particulier du président de la République du 30 avril 1999 au 2 octobre 2002 et chef d’état-major des Armées (CEMA) du 30 octobre 2002 au 3 octobre 2006, partage avec ses lecteurs plusieurs aspects fascinants et révélateurs de la personnalité du président Jacques Chirac. Je pense notamment au fait où mention est faite que « ses voyages préférés » étaient « ses visites aux armées ». Et que la Défense était l’un des domaines « qu’il aimait le plus ». Dit autrement, Jacques Chirac était à l’aise et heureux auprès de la troupe. Il était donc naturellement dans son élément lors du défilé du 14 juillet.

Dans quelques jours, je publierai ici une entrevue que le général m’a aimablement accordée tout récemment. Qu’il me soit aujourd’hui permis, en ce jour bien particulier, de partager sa réponse à la question de savoir quel est le moment le plus éclairant qu’il retient d’une fête nationale passée, dans le contexte de la personnalité et du caractère du chef de l’État. Voici sa réponse :

« Mon 14 juillet le plus marquant a sans doute été celui de 2002. Quand le président Chirac est descendu de son command-car à l’issue de la revue des troupes, nous lui avons appris qu’un militant d’extrême-droite avait tenté de l’assassiner en tirant sur lui avec un fusil. Il a eu une moue et a levé la main comme pour chasser une mouche importune et n’a posé aucune question. Sa sérénité était stupéfiante, celle d’un vieux soldat qui en a vu d’autres. »

Édifiant de courage et d’humilité devant un danger potentiel.

Qu’à cela ne tienne, celles et ceux qui seraient tentés de mieux connaître cet auteur exceptionnel – l’une des meilleures plumes qu’il m’ait été donné de lire – et sur les chefs d’État qu’il a côtoyé en personne ou intellectuellement, pourront profiter de la période estivale pour savourer ses deux derniers livres Chefs d’État en guerre et Les ors de la République, tous deux publiés chez Perrin. J’ai d’ailleurs recensé le second ici récemment.

Sur ce, je souhaite la plus belle fête nationale à tous nos amis Français!

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