Vladimir Putin, Defender of Russia’s Interests

VladimirPutin
President Vladimir Putin, participates in a wreath laying ceremony at the Tomb of Unknown Soldier in Moscow, Russia, on June 22, 2020 (Source: Spokesman.com)

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In just a couple hours, the heart of Russia will vibrate to the sound of patriotic military music. People will celebrate Victory Day and the 75th anniversary of the defeat of Nazi Germany – a feat that would have been impossible without Soviet contribution. President Vladimir Putin will be the host of the ceremony that will unfold in Moscow. Since he has been at the helm of Russia for 20 years and because it is realistic to think that he will carry on beyond the end of his current mandate in March 2024, I thought it might be interesting to conduct an interview about the President of the Federation with a leading expert of this country. Dr. Dmitri Trenin, author of many insightful books on the subject (I recently reviewed his captivating book about the history of Russia) and Director of the Carnegie Moscow Center, has generously accepted to answer my questions. Here is the content of our exchange.

Putin has broken the American monopoly in world affairs.

Entire forests have been used to print analysis and op-eds condemning President Putin and portraying him as a threat to the world’s stability. On the other side, your book about the history of Russia presents him as a leader who wants his country to be respected. What is his worldview and agenda?

DmitriTrenin
Dr. Dmitri Trenin

What you say depends on where you sit. For those defending the current – post-Cold War – order of unprecedented dominance of the United States and the liberal and democratic norms that the U.S. has established – upholds and polices, Vladimir Putin is a dangerous disruptor. Since his Munich speech of 2007, he has been publicly challenging U.S. global hegemony and since 2008 (pushing back against Georgia’s attempt to recover breakaway South Ossetia) and 2014 (intervening in Crimea and Eastern Ukraine) has been pushing back against Western geopolitical expansion. Putin has broken U.S. de facto monopoly on intervening in the Middle East by sending forces into Syria in 2015. The following year, Russia interfered with its information resources in U.S. domestic politics which stunned many Americans who are not used to foreigners seeking to influence them. Russia has also strengthened partnership with China, America’s principal challenger of the day. Moscow has energy assets in Venezuela, whose leadership Washington seeks to topple; it has a relationship with Iran and contacts with North Korea, two minor enemies of the United States. Above all, however, Russia, under Putin, has veered off the West’s political orbit; returned to the global scene as a great power; and rebuilt its military might. Russia, which had been relegated to yesterday’s news, an international has-been, a regional power at best (Obama) and a filling station masquerading as a country (McCain), made a stunning comeback.

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Israël veut procurer la technologie laser à ses Forces armées – Entrevue exclusive avec le rédacteur en chef du Jerusalem Post

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Yaakov Katz (courtesy of himself)

THE ENGLISH VERSION FOLLOWS

Yaakov Katz, rédacteur en chef du grand quotidien The Jerusalem Post et auteur de deux livres à succès consacrés aux affaires militaires israéliennes a récemment accepté de répondre à quelques questions exclusives pour ce blogue. Voici donc le contenu de notre échange, pour lequel je lui suis d’ailleurs très reconnaissant.

Je suis d’avis que les bons auteurs s’inspirent de grands livres. Accepteriez-vous de partager avec mes lecteurs quel est le meilleur livre que vous ayez lu?

J’ai lu plusieurs excellents livres. Celui qui a vraiment influencé mon style d’écriture et de narration s’intitule Thirteen Days in September (13 jours en septembre) par Lawrence Wright. C’est un livre fantastique au sujet des pourparlers de paix de Camp David entre Israël et l’Égypte, mais ce que Wright fait d’étonnant, c’est de donner aux lecteurs le sentiment qu’ils sont dans la pièce avec Begin, Sadate et Carter. Je le recommande vivement.

À l’heure actuelle, l’un des grands objectifs est la technologie laser pouvant intercepter potentiellement des missiles et des tirs de mortiers ennemis en approche. Imaginez ce que cela signifierait pour Israël.

Après avoir lu votre excellent livre The Weapon Wizards (écrit avec Amir Bohbot), je me demandais si vous pouviez me dire quelle nouvelle innovation / invention israélienne pourrait faire son apparition dans un avenir prochain – si vous êtes autorisé à en parler?

Le secteur de la défense et les Forces de défense israéliennes (IDF) sont constamment à la recherche de nouvelles capacités et technologies. À l’heure actuelle, l’un des grands objectifs est la technologie laser pouvant être utilisée à différentes fins, mais avant tout pour intercepter potentiellement des missiles et des tirs de mortiers ennemis en approche. Imaginez ce que cela signifierait pour Israël. Quelques systèmes laser déployés le long de ses frontières pourraient potentiellement libérer le pays de ces missiles qui représentent une menace. Pensez aussi à l’aspect économique de cela – si un intercepteur de type Iron Dome coûte environ 100 000 dollars, un tir laser ne coûterait presque rien.

WeaponWizardsDans The Weapon Wizards, on retrouve un chapitre fascinant intitulé « Les armes diplomatiques », à l’intérieur duquel vous faites référence au développement des relations d’Israël avec la Chine. Que diriez-vous sur l’état de cette relation aujourd’hui (où elle en est actuellement)?

Les relations entre Israël et la Chine ont commencé par des ventes d’armes. C’est l’histoire fantastique d’un petit pays qui s’est servi de sa technologie d’armement pour nouer des relations diplomatiques avec plusieurs pays, dont certains plus grands, à travers le monde. Israël entretient aujourd’hui de vastes liens économiques et commerciaux avec la Chine, mais rien dans le domaine de la défense. Cette décision a été prise il y a une quinzaine d’années, pour éviter toute tension avec les États-Unis.

Même si Vladimir Poutine a accepté qu’Israël mène des opérations en Syrie, cette position pourrait changer demain.

Comment envisagez-vous les relations d’Israël avec la Russie dans un avenir proche?

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De Gaulle et Israël

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Le Premier ministre israélien David Ben Gourion et le président Charles de Gaulle (source: Nouvel Observateur)

Nous célébrerons dans quelques heures le 72e anniversaire de l’indépendance de l’État d’Israël, une célébration connue sous le nom de Yom Ha’atzmaut.

 

C’est donc un réel privilège pour moi de publier ici les réponses aux questions que j’ai adressées à l’historien et journaliste Éric Branca, lesquelles portaient principalement sur la relation – amicale, me permettrez-vous de le souligner – entre Charles de Gaulle et David Ben Gourion, premier Premier ministre d’Israël.

Je rappelle ici que M. Branca est l’auteur d’un livre passionnant, De Gaulle et les grands (publié par les Éditions Perrin) qui contient notamment un chapitre portant sur la relation fascinante entre les deux hommes d’État. Un livre à lire, absolument!

Voici le contenu de notre échange.

De Gaulle reconnaissait le génie politique de David Ben Gourion et appréciait Shimon Peres.

Après avoir lu De Gaulle et les grands, une conception qui m’habitait a été battue en brèche, celle suivant laquelle le Général était un politicien conservateur (je pense principalement à votre chapitre sur sa relation avec Jean XXIII). Selon vous, où se situerait-il aujourd’hui sur l’échiquier?

DeGaulleEtLesGrandsDe Gaulle n’était, par nature, ni conservateur ni progressiste, ou si vous préférez, il était les deux à la fois, ce qui revient au même. Comme président de tous les Français, il tenait pour son devoir d’emprunter ce qu’il y avait de meilleur dans les deux traditions politiques pour assurer le Salut public. Nul n’a mieux résumé sa propre position sur le sujet que lui-même, lors de son entretien télévisé du 15 décembre 1965 avec Michel Droit : « La France, c’est tout à la fois. Ce n’est pas la gauche, la France! Ce n’est pas la droite, la France! Naturellement, les Français, comme de tout temps, ressentent en eux des courants. Il y a l’éternel courant du mouvement qui va aux réformes, qui va aux changements, qui est naturellement nécessaire, et puis, il y a aussi un courant de l’ordre, de la règle, de la tradition, qui, lui aussi, est nécessaire. C’est avec tout cela qu’on fait la France. Prétendre faire la France avec une fraction, c’est une erreur grave, et prétendre représenter la France au nom d’une fraction, c’est une erreur nationale impardonnable. » 

Je m’intéresse beaucoup à l’histoire politique d’Israël. Et votre chapitre sur la relation de de Gaulle avec Ben Gourion fut un véritable délice. Vous évoquez, à la page 280, que le Général reconnaissait le génie politique et militaire du premier ministre israélien. Puisque je comprends que vous ne pouviez tout écrire dans votre livre (faute d’espace), accepteriez-vous de nous en dire plus à ce sujet?

Le génie politique de Ben Gourion s’est notamment manifesté dans l’affaire de l’Exodus, laquelle a plus fait pour la cause israélienne que tous les attentats de l’Irgoun.

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De Gaulle et les grands

DeGaulleEtLesGrandsMa fascination envers le Général de Gaulle est une vocation tardive. Pour tout dire, j’ai commencé à m’intéresser à lui un beau jour de septembre 2014, alors que je me trouvais dans un salon de barbier londonien et que j’ai fait la rencontre d’un anglais francophile dont la mère avait été la secrétaire du grand homme pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette agréable discussion a déposé en moi un grain qui allait germer au fil du temps.

À l’approche du 50e anniversaire de la disparition de l’homme du 18 juin, les publications à son sujet ne manquent pas et les éditions Perrin nous choient avec plusieurs titres aussi invitants les uns que les autres.

À cet égard, le sympathique journaliste et historien Éric Branca a piqué ma curiosité avec son dernier livre, De Gaulle et les grands. Parce qu’il campe le Général dans ses relations avec les autres grandes pointures de l’histoire contemporaine. Admirateur de Ben Gourion et de Kennedy, fasciné par Mao, toujours curieux de lire ce que les auteurs ont à dire au sujet de Roosevelt et Staline et irréductible de Churchill, je ne pouvais laisser ce livre trop longtemps sur ma liste de titres « à lire ». Y plonger était une gourmandise à laquelle je ne voulais pas résister.

Les relations internationales faisant partie de mes sujets de prédilection, Éric Branca m’a permis de relever à quel point de Gaulle était un réaliste (le terme revient à plusieurs reprises entre les couvertures), un pragmatique dans tous les sens du terme. À témoin, la citation suivante : « J’aime mieux voir à la tête du Parti communiste, un homme qui gardera toujours accrochée aux fesses la casserole de sa désertion plutôt qu’un authentique résistant […]. » J’ai trouvé ça délicieux.

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Le Général de Gaulle et le Président Nixon en 1969 (Source: Richard Nixon Foundation)

Mais de Gaulle était aussi un anticonformiste déclaré et assumé. C’est ainsi que l’homme d’État demeurait de glace devant les approches de Tito, puisque celui-ci était un usurpateur profitant des actions posées par « le vrai héros national », Draža Mihailović (que Tito fera liquider), celui « […] qui a fait perdre deux ou trois mois à la Wehrmacht au printemps 1941 (en utilisant les méthodes de la guérilla). Il a empêché les Allemands d’atteindre Moscou et Leningrad avant l’hiver. C’est peut-être lui qui a causé la perte de Hitler », selon le Général.

Ou encore la réponse du Général à son ambassadeur à Washington qui lui recommande de ne pas rencontrer le candidat à l’investiture républicaine en 1968, Richard Nixon, puisqu’on accorde à ce dernier bien peu de chances d’arriver premier au fil d’arrivée. Sur le télégramme apportant ce conseil, de Gaulle griffonne : « Je le recevrai donc. »

Je mentionne une dernière anecdote, probablement la plus savoureuse selon moi, au sujet de l’intervention du président français dans l’élection du successeur du pape Pie XII. Dès le lendemain du décès de celui-ci, il envoie l’avion présidentiel chercher l’ambassadeur français à Rome pour déterminer quel candidat répondra le mieux aux intérêts de l’Hexagone. C’est sur le patriache de Venise, le cardinal Roncalli, que se jette le dévolu de l’Élysée. Au dixième tour de scrutin, le parti français au Conclave parvient à faire pencher le résultat en faveur de celui qui deviendra le pape Jean XXIII. À lui seul, le chapitre consacré à la relation de de Gaulle avec l’initiateur du Concile Vatican II mériterait certainement un livre entier.

Chacun des chapitres du livre est rempli d’anecdotes similaires, qui viennent soutenir les affirmations de l’auteur quant aux principes géopolitiques et dispositions personnelles du Général.

Puisque ce pays effectue son ascension au rang de grande puissance, la relation entre de Gaulle et Mao représente un très grand intérêt actuellement. Je sais bien qu’il n’est pas évident de faire abstraction de la Covid-19, mais il serait peut-être approprié, en envisageant le long terme, de méditer ces paroles visionnaires du Général : « Un jour ou l’autre, peut-être plus proche qu’on ne croit, la Chine sera une grande réalité politique, économique et même militaire… » 50 ans plus tard, force est d’admettre que celui qui a couché cette formule sur papier avait très bien compris que les idéologies, qu’elles soient politiques ou commerciales, constituent une entrave à ce réalisme qui permet aux relations internationales de vivre dans un équilibre dont le monde a grand besoin. Plus que jamais.

Ce livre figure d’ores et déjà dans mon classement des meilleurs livres d’histoire. Parce qu’il dévoile comment un homme qui a toujours su que « le vrai courage est d’affronter les malheurs » a pris place parmi les grands. Incontestablement, de Gaulle figure parmi les grands, j’avancerais même parmi les plus grands.

Puisque le pragmatisme, le réalisme et le progressisme (à la Nixon et de Gaulle) sont des valeurs qui me rejoignent, Éric Branca a probablement fait naître un gaulliste en moi en nous offrant ce livre exceptionnel et opportun.

Sur ce, je vais maintenant placer L’ami américain : Washington contre de Gaulle 1940-1969 – un précédent livre de cet auteur – sur la liste des livres que je lirai prochainement. Je suis déjà impatient.

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Éric Branca, De Gaulle et les grands : Churchill, Hitler, Roosevelt, Staline, Tito, Adenauer, Jean XXIII, Houphouët-Boigny, Kennedy, Ben Gourion, Nasser, Nixon, Franco, Mao…, Paris, Perrin, 2020, 432 pages.

Je tiens à remercier sincèrement les Éditions Perrin de m’avoir offert un exemplaire du livre et pour leur amical soutien envers ce blogue.

Avigdor Lieberman, kingmaker

AvigdorLieberman

Avigdor Lieberman, leader of the Yisael Beytenu and holder of the political balance in the aftermath of Monday’s (March 2) elections.

The Jerusalem Post reports that “Prime Minister Benjamin Netanyahu suffered a blow on Thursday afternoon when Yisrael Beytenu leader Avidgor Lieberman endorsed Blue and White leader Benny Gantz’s efforts to pass a law that would prevent and indicted MK from forming a government.

Mr. Netanyahu therefore seems to be in a much tougher position than he seemed to be in the aftermath of Monday’s elections.

Lieberman’s ultimate goal is to topple Netanyahu.

I was personally under the impression that the Soviet-born leader – who once worked as a bouncer in his younger days – would play the kingmaker for Netanyahu (who is short of 3 seats to form a government), but it appears that “Lieberman’s ultimate goal is to topple Netanyahu”, confided a well-informed source close to Israel’s political circles.

From now on, the two options are either the formation of a national unity government, with a rotation in the Prime Minister’s chair, a scenario that seems to be ruled out by the leader of the Likud, or new elections, which would be the fourth round within a year. With both blocs (Netanyahu’s and the opposition led by Benny Gantz’s Blue and White party) pretty unmovable in their positions, it would be foolish to discard the latter option, according to the same source.

Netanyahu is a fighter and probably the smartest guy in the world.

But don’t count Netanyahu out yet. “He’s a fighter and probably the smartest guy in the world”, declares my source.

Today’s events are a turning point in Israeli politics and Monday night’s foregone conclusion that PM Netanyahu’s victory would permit him to stay in office appears more elusive as every hour goes by.

Breaking news reporting that Lieberman might recommend Benny Gantz for Prime Minister confirms my conviction that Israeli politics is one of the most fascinating in the world.

But my feeling is that one shouldn’t count Netanyahu out yet. He has more than one trick up his sleeve.

Netanyahu’s reelection – I told you so!

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The author photographed with Opposition leader Benjamin Netanyahu in 2007.

In light of yesterday’s historic elections in Israel and the resounding victory of Prime Minister Benjamin Netanyahu for a fourth consecutive term (his fifth) at the helm of the government, I find it pertinent to post here the content of an op-ed I have penned, 14 years ago this month, about this legendary statesman. Many people were then very skeptical about my prediction. But history and the leader of the Likud have proven me right.

Netanyahu is not finished
by Marc Nadeau
(originally published in the Record (Sherbrooke), Friday. March 31st, 2006, p. 7)

Conventional wisdom suggests that Benjamin Netanyahu was the great loser of this week’s election in Israel. Finishing fifth, the Likud Party he has led since Ariel Sharon departed to create Kadima sustained its worst defeat since its creation in 1973.

Even before voters went to the polls, pundits and observers predicted that Netanyahu would be challenged for the leadership of his own party.

The Likud finished not only behind the ruling Kadima and the Labor Party, but was also eclipsed by the Shas, a party popular among Orthodox Jews and Beiteinu, an outfit that draws most of its support from Russian-born immigrants.

Consequently, some say that the traditional voice of conservatism in Israeli public life may has lost its pertinence. For many reasons, it’s far too soon to conclude that.

If he decides to stay on, the man who led his country as prime minister from 1996 to 1999 is not finished.

In the past, Netanyahu has shown a legendary resilience. He not only came back from oblivion after his defeat in 1999, becoming minister of foreign affairs and minister of finance, but when Sharon left the Likud last November, it fell to him to pick up the shattered pieces of a party that lost an important number of members.

The result of this week’s election was not a personal defeat, but rather a testimony that Israeli politics have dramatically changed in the past few months. Thus, he should not shoulder the exclusive blame for Tuesday’s electoral outcome.

Analyzing the results further, one can also note that the Likud’s agenda did not spur popular passion this time.

About security issues – Netanyahu’s forte – the former Prime Minister was hardly a match for another leader – new Prime Minister Edud Olmert –  who promoted the exchange of territory for peace. The withdrawal plan for the West Bank comes when many are tired with the Israeli-Palestinian confrontation.

From now on the new Prime Minister will have to deliver on this plan. The road may bring numerous pitfalls.

First, Olmert is ready to unilaterally implement a plan which would give a group that promotes terrorism and refuses to recognize the existence of Israel – Hamas – the opportunity to govern a new Palestinian state.

Second, Israelis have not directly encountered terrorism for some time. But if a resurgence of violence was to directly affect Israel again in the future, the Prime Minister may find it difficult to promote concessions toward Israel’s tormentors.

Such a context, along with the failure of the upcoming government in its general policies may well pave the way for a Netanyahu comeback.

Last but not least, contemporary Israel history teaches its observers that it is sometimes premature to write up a political obituary.

Following his 1977 retirement from politics, who could have predicted that Itzhak Rabin would orchestrate the victory of the Labor party in 1992? In the aftermath of the controversy of his involvement in the Lebanese war, Sharon’s career seemed to have come to an end. He came back and left his imprint of Israeli politics, notably by becoming Prime Minister in 2001.

These are two eloquent illustrations that public figures may have a long life in the land of the prophets. After all wasn’t it Menachem Begin – another famous figure from the Likud – who was asked to form a government after 29 years in the opposition?

In politics, anything can happen. Netanyahu could decide to retire and attend to other challenges. He may alternatively be defeated in his bid to retain the leadership of his party. But if he decides to stay in the arena, he still has many good cards in his hand.

It may thus be too soon to confine him to the pages of history. Already, Netanyahu “shall never be with those cold and timid souls who know neither victory nor defeat”, to borrow an expression from former US President Theodore Roosevelt.

Exclusive interview with former Israeli Prime Minister Ehud Olmert

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Ehud Olmert, 12th Prime Minister of Israel (courtesy of the Office of Ehud Olmert)

After reading the excellent book Shadow Strike: Inside Israel’s Secret Mission to Eliminate Syrian Nuclear Power (St. Martin’s) by Yaakov Kaatz, I was struck about the inestimable contribution of former Prime Minister Ehud Olmert to public life and international affairs. I therefore thought it might be an excellent idea to conduct an interview with this fascinating character. Mr. Olmert immediately agreed and you will discover a man who’s an avid reader nourishing a serious interest in US political history. Here’s the content of our exchange.

It is my opinion that you have been underestimated as Prime Minister. What accomplishment(s) are you the proudest of and why?

It seems to me that lately, the attitude to me as a former Prime Minister is different than it appeared to be when I left my position. Perhaps, in large part, because time has passed, and people can compare my activities as Prime Minister with the one who came after me. Many may think that my activity has been by far better than the impression they once had.

Many may think that my activity has been by far better than the impression they once had.

The actions I am most proud of in the field of welfare. The fact that I brought about the rehabilitation of hundreds of thousands of Holocaust survivors who for various reasons over many years the Israeli government ignored its duty to look after their needs. The Israeli government during my time invested billions of shekels for this important cause.

In the field of education, I was involved, as Prime Minister, in reforming Israel’s education system, along with the then Minister of Education, Professor Yuli Tamir. We instituted a far-reaching reform called “New Horizon” which entailed adding billions of shekels to the Education Ministry’s budget.

In the security field, I am proud of the achievements of the Second Lebanon War, which have resulted in a complete calm for over the past 13 years on the northern border. Kiryat Shmona has lived for decades under a constant threat of terrorist attacks and artillery fire no more. I am proud of my decision to destroy of the nuclear reactor in Syria, which posed a real danger to the State of Israel. I am also proud of the peace negotiations that I made with the Palestinian Authority and that were closer than any negotiations we have ever had to a permanent peace settlement between Israel and the Palestinian people.

I am also proud of the peace negotiations that I made with the Palestinian Authority and that were closer than any negotiations we have ever had to a permanent peace settlement between Israel and the Palestinian people.

Who’s the historical figure / leader that inspires you the most?

Many characters have influenced my worldview and have been an inspiration, it is hard to think about one person.

Churchill – Who didn’t grow up to admire him?!

Roosevelt – the man who rescued the US from economic immersion and brought America to save the entire world from the Nazis in Europe and Japanese fascists in the Far East.

The man I remember in international politics with great longing is Bobby Kennedy. Bobby Kennedy was a man with a huge heart, with a great sensitivity to the distressed populations who demanded someone to care about them. African Americans, Hispanics, Mexicans, Native Americans and many others, there was no one to care for them like him. I remember how much it hurt when he was murdered.

Bobby Kennedy was a man with a huge heart, with a great sensitivity to the distressed populations who demanded someone to care about them.

In Israel, two characters have always been my inspiration. Menachem Begin, who was the first Prime Minister of the National Camp and whom I was privileged to work with and for him as a Knesset member in the Likud. And Moshe Dayan who was a brave soldier and statesman who saw far more with one eye than many saw with two eyes. He was a poet and writer and archaeologist and a brilliant military leader. A man who did not like people’s company but accorded me many hours of private conversations at the beginning of my career whose tastes have not disappeared to this day.

You have been through very difficult periods in your life (Mr. Olmert spent 16 months in prison in 2016-2017 in relation with a real-estate project). I could only imagine how hard it must have been on you and the members of your family. What gave you strength to surmount it?

What helped me deal with the difficulties I encountered was on top of the love of my family – my wife, my children and my grandchildren, also the knowledge that I had never done anything that justified my indictment. The sense of justice gives a lot of power.

What helped me deal with the difficulties I encountered was on top of the love of my family.

I know your wife is a very talented artist. I once saw one of her paintings at the office of what was then called the Canada-Israel Committee (now CIJA) in Jerusalem. It goes without saying that intellectual life must be important in your family. Are you an avid reader and what do you like to read?

My wife is a very talented painter and I am very happy that her paintings are in both the office and the home we share and are exhibited in many places in Israel and abroad.

I read many books, my tastes are very eclectic. I read fiction, thrillers, biographies of political people. I read all of Robert Caro’s books in the past year about former President Lyndon B. Johnson. I read the biography of General MacArthur by William Manchester. I have read John Steinbeck’s books – East of Eden and Grapes of Wrath and I now read William Faulkner’s The sound and the Fury and many other books.

I read all of Robert Caro’s books in the past year about former President Lyndon B. Johnson.

Are you a fan of James Bond and books about special / secret operations? (that question came from reading the following in Shadow Strike: “During his term as prime minister, Olmert made a point of knowing every detail and approving every single Mossad operation that took place outside Israel’s borders.” (p. 46) Okay, okay, I should have known that Israeli Security Services undeniably can match any James Bond movie.)

I’m not a big fan of James Bond movies, I know a lot more fascinating realities than these movies but as an entertainment I sometimes watch them.

What do you appreciate the most about your new life?

I enjoy my life with my extended and beautiful family. I enjoy my business activities and especially the world of innovation and technology in which I invest money from a venture capital fund I run.

Do you miss political life?

I never liked political activity. I liked being in positions where I could make decisions on national affairs and I miss that. If I could, I would continue my work to bring peace between Israel and the Palestinians. I believe that the Trump Peace Plan is not good enough and lacks many elements to be balanced, but even though, it has the basis that can prompt renewed negotiations between Israel and the Palestinian Authority, which is what I recommended to Abu Mazen to do.

The Trump Peace Plan is not good enough and lacks many elements to be balanced, but even though, it has the basis that can prompt renewed negotiations between Israel and the Palestinian Authority.

What do you think of the fact that Israelis have to return to the polls for the third time in about 6 months?

I think it is a pity that there will be a third round of elections in less than a year in Israel, but I believe that following the upcoming elections, the government will change and the political atmosphere in Israel will change as well as the nature of public discourse can be changed and the atmosphere will be more tolerant and more relaxed in Israeli politics.

I believe […] will change and the political atmosphere in Israel will change as well as the nature of public discourse can be changed and the atmosphere will be more tolerant and more relaxed in Israeli politics.

How do you feel generally about your country?

The State of Israel is a very successful state, there is none like it and will never be, and I am proud to be its citizen and its former Prime Minister.

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I would like to express my sincere gratitude to former Prime Minister Olmert for the generosity of his time. I surely hope his memoirs, which have already been published in Hebrew, will be available in English at some point in the future.

Les douze piliers d’Israël

DouzePiliersIsrael« Je ne suis ni meilleur ni plus intelligent qu’aucun de vous. Mais je ne me décourage pas et c’est pourquoi le rôle de chef me revient. » – Theodor Herzl

La terre d’Israël m’a toujours captivé. Jeune écolier, l’une de mes professeurs passait son temps à parler de la Palestine, gommant systématiquement le nom d’Israël de son vocabulaire puisque ce pays n’existait pas selon elle. Un certain lundi matin, elle nous demanda, fidèle à son habitude, ce que nous avions fait durant la fin de semaine qui venait de se terminer. Lorsque mon tour arriva, je lui mentionnai que mon père m’avait acheté un Atlas géographique et que cela m’avait permis de découvrir qu’elle nous mentait éhontément puisqu’aucun pays répondant au nom de Palestine figurait sur la carte du monde. Je fus quitte pour une petite visite chez le bureau de la directrice, une vieille religieuse souriante et bien compréhensive qui s’est beaucoup amusée de mon sens de l’argumentation.

Plusieurs années plus tard, il m’a été donné de fouler le sol de ce pays à plusieurs reprises. Je me suis toujours senti choyé de pouvoir visiter le kibboutz de David Ben Gourion à Sdé Boker ou encore le Menachem Begin Heritage Center à Jérusalem. J’aurais tellement aimé aller me recueillir sur la tombe de Theodor Herzl ou Yitzhak Rabin, mais je n’en ai pas eu l’occasion – du moins pas jusqu’à maintenant.

J’étais donc enchanté de parcourir – dévorer serait un qualificatif plus juste – le dernier ouvrage de Georges Ayache, Les douze piliers d’Israël : Theodor Herzl, Haïm Weizmann, David Ben Gourion, Vladimir Jabotinsky, Menahem Begin, Golda Meir, Moshe Dayan, Abba Eban, Yitzhak Rabin, Ariel Sharon, Isser Harel, Shimon Peres. Ces hommes et cette femme ont non seulement permis l’avènement de ce pays en 1948, mais ils et elle en ont assuré la survie, l’épanouissement au prix de sacrifices exceptionnels – l’un d’entre eux, Yitzhak Rabin, ayant même consenti au sacrifice ultime en 1995 en tombant sous les balles d’un extrémiste alimenté par la droite religieuse.

À plusieurs reprises, Georges Ayache revient sur une qualité ayant habité la plupart d’entre eux, soit le pragmatisme. Pensons notamment à un Begin faisant la paix avec Sadate ou à Sharon qui décrète un retrait israélien unilatéral de la bande Gaza. Ou encore à Shimon Peres revêtant les habits de la colombe après avoir consacré des décennies à construire les forces armées israéliennes.

Il met également en évidence le fait que, dès avant sa naissance, Israël doit composer avec le double-standard réservé à un pays qui « […] avait commis le péché de survivre. » C’est ainsi que, durant le mandat britannique, « peu soucieux d’interrompre les violences perpétrées par les Arabes, ils [les représentants de Sa Gracieuse Majesté] semblaient en revanche obsédés par la recherche d’armes chez les sionistes. » Des années plus tard, après la guerre des Six-Jours, « […] personne, à l’étranger, ne se souciait des violations permanentes du cessez-le-feu par les Égyptiens; en revanche, chacun scrutait à la loupe les réactions israéliennes, qualifiées mécaniquement d’« excessives » ou de « disproportionnées ». Comme quoi rien n’a vraiment changé…

Cela dit, le livre nous permet de constater à quel point l’esprit de plusieurs de ces figures fondatrices était empreint d’une anglophilie surprenante, si l’on prend en considération l’attitude de Londres par rapport au Yishouv. Que ce soit en apprenant que Jabotinsky s’est vu remettre la prestigieuse distinction de Member of the British Empire (MBE) « […] pour services rendus » for king and country, en lisant que Menachem Begin avait offert du thé aux policiers du NKVD venus l’arrêter chez lui à Wilno, en se régalant de lire que Abba Eban était accouru à la librairie Foyle’s sur la rue Charing Cross à Londres (un endroit mythique et légendaire pour tout bon féru de lecture qui se respecte) pour dénicher des livres à propos de l’ONU ou en s’étonnant de découvrir que Ben Gourion « […] préférait les méthodes classiques de l’armée anglaise ». Le britannophile en moi était très heureux de recueillir ces perles déposées à plusieurs endroits entre les couvertures.

Inévitablement, la question se pose à savoir lequel de ces douze piliers retient ma faveur personnelle. Bien que je sois pris d’une affection historique pour plusieurs, pour ne pas dire presque tous, je dirais que Moshe Dayan est celui qui m’a le plus marqué.

Après qu’il eut perdu un œil en Syrie en juin 1941, à la tête d’une compagnie spéciale au service des forces britanniques, « sa mise à l’écart et, surtout, sa nouvelle apparence physique, défigurée par un bandeau noir de pirate lui barrant le visage, le démoralisèrent. » « Sa traversée du désert dura de 1941 à 1948 », mais il persévéra et parvint à surmonter son handicap pour devenir une véritable légende, transformant un point faible en une force redoutable. De quoi faire sourire Sun Tzu.

Au final, les éditions Perrin doivent être remerciées d’avoir publié ce livre, qui fait non seulement partie des meilleurs au sujet de l’histoire d’Israël selon moi, mais qui permet également de mieux comprendre ces onze hommes et cette femme qui ont posé les fondations de l’un des pays les plus fascinants – et résilient – du monde.

Je sais que l’actuel Premier ministre d’Israël ne correspond pas aux critères de Georges Ayache dans le portrait qu’il brosse des 12 piliers, parce qu’il n’est pas associé au moment charnière de 1948 (il est né en octobre 1949), mais je serais quand même curieux de savoir ce que Georges Ayache aurait à dire et écrire au sujet de Benjamin Netanyahou.

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Georges Ayache, Les douze piliers d’Israël : Theodor Herzl, Haïm Weizmann, David Ben Gourion, Vladimir Jabotinsky, Mehahem Begin, Golda Meir, Moshe Dayan, Abba Eban, Yitzhak Rabin, Ariel Sharon, Isser Harel, Shimon Peres, Paris, Perrin, 2019, 429 pages.

Je tiens à exprimer ma plus vive reconnaissance aux représentants de Interforum Canada qui m’ont généreusement offert un exemplaire de ce livre, ainsi qu’aux gens des éditions Perrin pour leur précieuse collaboration. Un blogueur ne pourrait espérer mieux.

The Rehabilitation of Ehud Olmert

ShadowStrikeReading Yaakov Katz’s book Shadow Strike, one literally feels in the midst of security briefings or witnessing military preparations. The political and military climates detailed are just surreal, as the main character walks a treacherous tightrope. I once was told that a good author can describe a situation or person in a convincing manner, but an excellent one will sweep you up in the action, making you feel as if you were there. In the case of Shadow Strike, I was so engrossed by the story that it was almost impossible for me to put the book down, so anxious was I to know how it would unfold.

Sandwiched between two larger-than-life figures – Ariel Sharon and Benjamin Netanyahu – the career of Israel’s 12th Prime Minister, Ehud Olmert, would seem to many observers as a footnote in Israel’s political history. Yet, Olmert took a fateful decision in September 2007. A decision shrouded in secrecy, to preserve the security and survival of his country. The genesis and evolution of this decision is masterly explained by the author, who is also the editor-in-chief of the Jerusalem Post, in this gripping book.

EhudOlmert
Former Israeli Prime Minister Ehud Olmert. Source: https://www.calcalistech.com/ctech/articles/0,7340,L-3759710,00.html

After learning from the Mossad of the existence of a nuclear reactor in Bashar al Assad’s backyard, the Prime Minister took the decision to take it out before it could prove harmful to his fellow citizens. To this day, too few people realize and understand that Israel cannot gamble with its security.

Along the way, he could not afford the diplomatic option favored by the Bush administration.  He also had to cope with the opposition and difficult temper of his own Defense Minister, former Prime Minister Ehud Barak. Every step of the way, secrecy was of the utmost importance in order to ensure the mission’s successful completion but also not to provoke the retaliation of the Assad régime. From the get-go, Olmert was ready to soldier on, showing that his political spine was made of steel.

The fact that Ehud Olmert carried the day against all odds is a powerful testament to the fact that his mandate has not only been successful, even though it will definitely have been marked by humility. He might not have the persona of those tenacious fighters who, like Ariel Sharon, protected Israel in the unit 101 and 202 in the early years of the State, nor the unique eloquence and intellect of Benjamin Netanyahu, but Ehud Omert did what he had to do during these fateful days of 2007. He safeguarded Israel and its future at a very crucial moment.

If only for that, I’m thankful for Yaakov Katz not only because he is one of the most gifted writers I have had the pleasure to read, but also for convincing me that this man has been an underestimated statesman. It’s about time we express some sort of heartfelt gratitude – no matter the fallout of his premiership.

Personally, I hope I will someday have the opportunity and pleasure of telling him in person.

P.S. I’d like to express special thanks to Mr. Joseph Rinaldi, from St. Martin’s Press, for his precious assistance, which proved very helpful in the preparation of this review.

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Yaakov Katz, Shadow Strike: Inside Israel’s Secret Mission to Eliminate Syrian Nuclear Power, New York, St. Martin’s Press, 2019, 320 pages.

Moshe Dayan – the Israeli Iron Man

MosheDayan
Moshe Dayan figurine by King & Country (IDF001) photographed on Professor Mark Raider’s article about the legendary Israeli warlord.

In May 2017, King & Country (the world’s most notorious toy soldier collectibles company) released a new series about the Six-Days War, featuring Moshe Dayan as its first figure (IDF001). From what I heard, this collection has met with lots of interest and success. And I will admit that I started collecting the IDF figurines and the legendary eye-patched General is my favorite, for the good reason that he never left me indifferent and I developed a profound admiration for him.

Back when I visited Israel in 2008, I purchased a poster of the famous picture of Uzi Narkis, Moshe Dayan and Yitzhak Rabin entering Jerusalem in June 1967. And I hanged it proudly on the wall, in front of my bookshelves.

So what is it with a Canadian guy like me admiring this Israeli icon?

I have to admit that, since I’ve always been a staunch defender and supporter of Israel, I never really questioned myself about the phenomenon.

Up until I saw that Professor Mark A. Raider from the University of Cincinnati had written an article about it, pertinently titled “Moshe Dayan: “Israel’s No. 1 Hero” (in America)”.

And what a great treat it was. Trust me, I’ve read my faire share of boredom-summoning papers since my University days. But Mark Raider’s article is not among that lot.

In a nutshell, the author explains that the reason why Dayan became so popular in the United States is directly related to the fact that “he meshed seamlessly with the American faith in military heroes who became statesmen.” You can think of Eisenhower, Kennedy, Andrew Jackson or – one of my very favorites – Theodore Roosevelt here.

“In short, by the 1970s the cultural myth surrounding Dayan – cultivated by his promoters, embraced by his admirers, and encouraged by Dayan himself – not only conformed to the American hero pattern but became an indelible feature of American popular culture.”

So, that’s how and why Moshe Dayan became a heroic figure like Tony Stark or James Bond – “[…] safeguarding Western values and ideals […]” in my psyche.

I guess you can predict that, in such great company, Moshe Dayan’s fame and resonance as a member of the “[…] pantheon of the West’s outstanding war heroes […]” has a very bright future ahead.

And I truly hope that Professor Raider will decide to write a book on this fascinating subject. Under such an eloquent analytic pen, it would be a bestseller – no doubt about it.