“The infantry of our ideology”

On January 3, the United States conducted an operation in Venezuela that resulted in the capture of its dictator. On the same day, The New York Times detailed that the CIA had been directly involved in—and contributed to—the operation to remove Nicolás Maduro from power. In momentous times, when American foreign policy needs boots on the ground to implement decisions, the men and women who report to Langley are on the front line of action.

The Mission: The CIA in the 21st Century (Mariner Books) by Tim Weiner offers the riveting story of the Company’s actions from the shock of 9/11 to the doorstep of the second Trump administration. Intelligence insights do not guarantee success, but the author makes it clear that moving forward without them comes at a steep price, as when the entourage of George W. Bush pushed for the war in Iraq on flawed information. “He [Director George Tenet] never admitted to Bush, or to himself, how little the CIA really knew.” The rest, as they say, is history. Intelligence misfortunes would go on to cloud the legacy of the 43rd President.

Much the same happened a few years later during the Obama administration, on the occasion of the Arab Spring, for which CIA Director Leon Panetta would later admit that they “missed the boat”, owing to a context in which POTUS “overruled his elders and took heed of his younger aides, who had warned against his being on the side of history.” By heeding the street, Obama played a part as Washington contributed to breaking the back of Hosni Mubarak’s rule. A “sigh of relief” was felt at Langley when General Sisi – an ally – took control of the country two years later.

Continue reading ““The infantry of our ideology””

La paix n’est assurée qu’aux forts

« Comme le disait le général MacArthur, « les batailles perdues se résument en deux mots : trop tard » ». Cette citation synthétise parfaitement la pensée du général d’armée (retraité) Pierre de Villiers dans Pour le succès des armes de la France (Fayard). Il y expose sa vision de la nécessité, pour la France — et l’on pourrait même oser dire pour tout pays aspirant à être respecté sur la scène internationale —, d’être équipée moralement, physiquement et sur le plan capacitaire face aux dangers qui guettent le monde dans ce que Dominique de Villepin qualifie brillamment de « nouvel âge de fer », au sein duquel se « redessine une nouvelle géographie de la puissance au croisement de la logistique et du rapport de forces », dans Le Pouvoir de dire non (Flammarion).

Le 19 juillet 2017, Nathalie Guibert publiait dans Le Monde un article dévoilant les dessous de la démission, survenue l’avant-veille, du général de Villiers de son poste de chef d’état-major des armées. Le 12 juillet précédent, le hussard de la République avait énoncé, en commission parlementaire, « les enjeux de la défense nationale : les menaces, l’autonomie stratégique de la France, la dissuasion, les opérations, l’engagement jusqu’à l’usure de ses armées ». Le lendemain, le président de la République avait publiquement tancé les militaires en affirmant : « Je suis votre chef », leur rappelant qu’il n’avait pas de leçon à recevoir de ses troupiers. L’heure de la retraite devait sonner pour le CEMA.

poursuivre la lecture