Ian Fleming et James Bond: tel père, tel fils

Dans Skyfall (le meilleur film de James Bond à mon humble avis), il y a une scène où 007 fausse compagnie aux mercenaires de Silva en empruntant un tunnel secret dissimulé dans la maison de son enfance. Au moment de s’y engouffrer, le mythique agent secret déclare : « j’ai toujours détesté cet endroit ». Cette déclaration se veut non seulement emblématique des sentiments du personnage, mais aussi de son créateur, Ian Fleming.

Dans l’enlevante biographie qu’il consacre au père de James Bond (Perrin), l’historien Christian Destremau permet au lecteur de constater à quel point le père et le fils littéraire partagent le même ADN. Amour des voitures, de la vitesse, des douches à l’eau chaude, des montagnes, caractères irrévérencieux et vie sexuelle bien assumée, voilà autant de traits donnés par Fleming à son emblématique personnage. Et j’oubliais que la mère de l’agent du MI6 est Helvète, tout comme celle de Fleming. Je laisserai aux psychologues le plaisir d’épiloguer sur la parenté entre les deux hommes, mais je peux facilement imaginer que l’auteur aurait rêvé de vivre les aventures de son héros. Après tout, n’est-ce pas là le but de la fiction?

Cela dit, n’importe quel amateur des questions de renseignement, aussi novice soit-il, aura tôt fait de constater que M. Bond détonne de manière très exubérante par rapport à la discrétion élémentaire requise de la part des manœuvriers de cet univers ombrageux. Rares doivent être ceux et celles qui raffolent d’attirer l’attention. Il n’est donc guère étonnant que le biographe écrive que « […] James Bond est pour une large part l’héritier des braves du SOE » (Special Operations Executive) – les légendaires services spéciaux créés par Churchill quelques semaines après son arrivée aux commandes en juillet 1940.

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“The CIA Director is ultimately the person we depend on to prevent another 9/11 or lethal pandemic.” – Exclusive interview with Chris Whipple

Chris Wh

In the aftermath of my review of The Spymasters, author Chris Whipple was very generous in accepting to respond to a few questions. If you have not read the book already, I trust this interview will provide you with an additional incentive to do so.

The content of our exchange follows.

Mr. Whipple, in light of the nomination of Ambassador William J. Burns as Director of the CIA (pending his confirmation), could you tell us in what direction the relationship between the President and the Director will lead things?

Given his breadth of knowledge in the national security field, and his hands-on experience with CIA operations when he was ambassador to Jordan, William Burns will have a short learning curve as CIA director. As an outsider, Ambassador Burns is very much in the Leon Panetta mold. And like Panetta, he is grounded and confident—essential qualities for a great CIA director. His congenial relationship with President Joe Biden is also a tremendous advantage.    

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