Yossi Cohen: From the Shadows to the Hustings

In the new world order that is taking shape, the special relationship between Israel and the United States remains paramount. To paraphrase Sir Winston Churchill’s description of his relationship with President Franklin D. Roosevelt, “No lover ever studied every whim of his mistress” as closely as Benjamin Netanyahu did those of President Donald Trump. It therefore came as no surprise that the Israeli Prime Minister celebrated the arrival of 2026 last week at Mar-a-Lago. No one can dispute that Bibi is unparalleled when it comes to possessing a keen sense of history. But no statesman is eternal, and some actors are already jockeying to succeed him.

Former Mossad director Yossi Cohen is said to be among them, and the publication of his riveting memoir—The Sword of Freedom: Israel, Mossad, and the Secret War (Broadside Books)—will do little to calm speculation about a potential bid. The narrative spans forty-two years of service to Israel, at the heart of some of its most secret operations, including the iconic 2018 mission in which Mossad operatives seized Iran’s nuclear archives from a clandestine warehouse south of Tehran. Cohen notably served under the legendary Meir Dagan—who took him under his wing and is believed to have later recommended him to Prime Minister Netanyahu as a successor—and his aptitude for human relations, clearly a strength, naturally pointed him toward public life.

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Napoléon ou le triomphe de la mémoire

Ma relation avec Napoléon n’a pas débuté sous les meilleurs auspices. Pour différentes raisons sur lesquelles il serait impertinent et inutile de s’attarder ici, l’Empereur n’avait pas bonne presse à mes yeux. Un libraire à qui je demandais s’il disposait d’un exemplaire d’un ouvrage consacré au vainqueur d’Austerlitz sur ses rayons n’hésita pas un seul instant à me dire tout le mal qu’il pensait de ce géant de l’histoire, allant même jusqu’à lui imputer tous les malheurs du vingtième siècle. On sombrait dans l’hyperbole, et je résistai à ce raccourci intellectuel.

Souvent, j’ai voulu et tenté d’étouffer cette flamme d’admiration que je ressentais envers Napoléon. Toujours, il est revenu plus fort, comme pour narguer mes certitudes. Lors de mon dernier séjour à Londres, je tenais à visiter Apsley House, la résidence cédée au premier duc de Wellington en 1817. Une affinité pour Arthur Wellesley, tombeur de l’artisan de victoires homériques passées sur la morne plaine de Waterloo n’a jamais cessé d’accompagner ma lecture de l’histoire.

Quel ne fut pas mon étonnement de constater l’omniprésence de son immortel antagoniste entre ses murs. C’en était saisissant. S’y trouve notamment une majestueuse statue en marbre de Canova, Napoléon en Mars désarmé et pacificateur (Napoleon as Mars the Peacemaker). Immanquablement, le chef de guerre anglais ressentait – lui aussi – une admiration indéniable son adversaire. Comme tous les grands capitaines de l’histoire, le plus illustre fils de la Corse génère des sentiments ambivalents.

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