Je suis plongé depuis quelques jours dans la biographie de Turenne, ce grand capitaine qui figurait parmi les figures héroïques qui ont inspiré Napoléon, par Arnaud Blin. L’auteur y expose que la formation de son sujet a coïncidé « avec l’apogée du « siècle de fer », période allant du milieu du XVIe siècle à la seconde moitié du XVIIe siècle », une époque faste dans l’histoire de la polémologie. Observant, dans une lecture collée sur l’actualité, le glissement du monde vers ce qu’il qualifie de « logiques impériales », Dominique de Villepin écrit, dans son dernier ouvrage Le Pouvoir de dire non, que « nous sommes entrés dans un nouvel âge de fer ». Quatre siècles séparent la vie de Turenne du parcours de l’ancien premier ministre français, mais la compréhension de la géopolitique qui tient les rênes de la gouvernance du monde n’a rien perdu de son importance — de sa nécessité.
Les rayons des librairies sont bien garnis de toutes ces couvertures qui affichent le mot géopolitique. Dans le contexte actuel, c’est à la fois pertinent et vendeur. Étant moi-même féru du sujet, j’y succombe volontiers. L’un des meilleurs titres qu’il m’a été donné de dévorer récemment est le Nouveau dictionnaire amoureux de la géopolitique (Plon), d’Hubert Védrine, qui fut aux premières loges de la vie internationale auprès du président François Mitterrand — en tant que proche conseiller — puis de Jacques Chirac, comme ministre des Affaires étrangères durant la cohabitation avec Lionel Jospin.
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