Benjamin Netanyahu: Survivor

Sergeant Benjamin Netanyahu, member of the Sayeret Matkal Unit of the IDF (source: The Times of Israel).

Israel went to the polls for a fourth time since 2019 yesterday. If the past is prologue, everything indicates that Benjamin Netanyahu will form another government in the coming weeks. Holding 59 seats with his right-wing allies (at the time of this writing), the leader of the Likud still holds the best cards in his hands to remain in power.

But how is it that, besieged with scandals, trials and the turmoil of political life in the heart of one of the most intense political arena in the world, the longest serving Prime Minister of Israel can still successfully navigate these tumultuous waters?

This might sound cliché, but the key to understand Netanyahu’s political longevity is to reach in the confines of his personality. So far, the best biography I have read about Bibi (the PM’s nickname) is the one written by Anshel Pfeffer, which I reviewed 2 years ago on this blog. I do not intend to repeat the argument I brought forward then (those who are interested can read it here), but there is one essential aspect which I did not refer to back then.

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Ian Fleming et James Bond: tel père, tel fils

Dans Skyfall (le meilleur film de James Bond à mon humble avis), il y a une scène où 007 fausse compagnie aux mercenaires de Silva en empruntant un tunnel secret dissimulé dans la maison de son enfance. Au moment de s’y engouffrer, le mythique agent secret déclare : « j’ai toujours détesté cet endroit ». Cette déclaration se veut non seulement emblématique des sentiments du personnage, mais aussi de son créateur, Ian Fleming.

Dans l’enlevante biographie qu’il consacre au père de James Bond (Perrin), l’historien Christian Destremau permet au lecteur de constater à quel point le père et le fils littéraire partagent le même ADN. Amour des voitures, de la vitesse, des douches à l’eau chaude, des montagnes, caractères irrévérencieux et vie sexuelle bien assumée, voilà autant de traits donnés par Fleming à son emblématique personnage. Et j’oubliais que la mère de l’agent du MI6 est Helvète, tout comme celle de Fleming. Je laisserai aux psychologues le plaisir d’épiloguer sur la parenté entre les deux hommes, mais je peux facilement imaginer que l’auteur aurait rêvé de vivre les aventures de son héros. Après tout, n’est-ce pas là le but de la fiction?

Cela dit, n’importe quel amateur des questions de renseignement, aussi novice soit-il, aura tôt fait de constater que M. Bond détonne de manière très exubérante par rapport à la discrétion élémentaire requise de la part des manœuvriers de cet univers ombrageux. Rares doivent être ceux et celles qui raffolent d’attirer l’attention. Il n’est donc guère étonnant que le biographe écrive que « […] James Bond est pour une large part l’héritier des braves du SOE » (Special Operations Executive) – les légendaires services spéciaux créés par Churchill quelques semaines après son arrivée aux commandes en juillet 1940.

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