Fasciné par l’histoire militaire depuis mon plus jeune âge, mon imaginaire a été nourri des récits du débarquement en Normandie, de la bataille d’Arnhem – cet objectif trop ambitieux qui valut tant de reproches à Montgomery – ou encore de la légendaire bataille d’Angleterre, aux premières heures du conflit. Comme beaucoup sans doute, la guerre du Pacifique n’évoquait pour moi que le lointain écho d’un sacrifice immense, porté avant tout par les troupes américaines. Pour dire vrai, je méconnaissais largement ce théâtre, encadré qu’il était par les parenthèses marquantes de l’attaque de Pearl Harbor et de la capitulation du Japon après les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki.
Comment oublier les bons moments passés à regarder les épisodes de la série télévisée Les Têtes brûlées, avec le légendaire « Pappy » Boyington, que je suivais religieusement, l’étonnement teinté d’émotion lors d’une visite au monument d’Iwo Jima à Washington, D.C., ou encore l’admiration profonde que m’inspirait le caporal Desmond T. Doss dans Hacksaw Ridge ? Pourtant, une sérieuse lacune demeurait, à laquelle il me fallait remédier. L’historien militaire Ivan Cadeau y apporte une contribution précieuse dans son ouvrage Okinawa 1945 (Éditions Perrin).
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Winston Churchill a toujours occupé les premières loges de ma passion de l’histoire. Sa relation avec Charles de Gaulle m’a toujours fasciné, notamment en raison des nombreuses similitudes entre ces deux grands : impulsivité, génie, mélancolie passagère, éloquence, sens de l’histoire, caractère rebelle et j’en passe.
Je me suis souvent posé la question à savoir comment se sentaient les soldats qui ont été parachutés et qui sont débarqués en Normandie dans le cadre de l’Opération Overlord. À la fin de l’été 2015, j’ai eu l’immense privilège de fouler le sable de Juno Beach, le secteur canadien du débarquement. Après la visite d’une position fortifiée, nous nous sommes dirigés sur la plage avec notre guide. J’ai alors été envahi d’un double sentiment. Je ressentais d’une part une très grande fierté de savoir que les bottes canadiennes ont traversé ce sol sacré pour libérer l’Europe de la horde brune. D’autre part, je ne pouvais m’empêcher de me demander comment ces hommes se sentaient au moment d’accomplir le destin auquel leur dévouement les appelait.